Bavardons sur les proverbes (2)

 

BAVARDONS SUR LES PROVERBES

"Rien n'est beau que le vrai : le vrai seul est aimable" ;
Car tout ce qui est vrai est grandeur et plaisir ;
Un faux bien habillé n'a de vrai saisissable
Que le leurre qu'il crée si l'on tarde à choisir.

ANDRE

"Qui vit content de rien possède toute chose" ;
À la chose, en effet, un petit rien fait tout ;
Tout étant un entier, c'est sur lui que repose
L'importance d'un rien dans notre attrape-tout.

ANDRÉ

« La rime est une esclave et ne doit qu'obéir » ;
Mais captive affranchie, depuis, par le poète
Reconnaissant en elle un besoin de servir,
La traite en parité de loyale interprète.

ANDRÉ

« La plus belle victoire est de vaincre son cœur » ;
On voit avec le coeur la source de sagesse ;
Ont vit avec son âme en purgeant la rancoeur ;
On entend la raison, et la vie tient promesse.

ANDRÉ

"Il ne faut point juger des gens sur l'apparence" ;
Les sens et la raison y sont souvent déçus ;
Le réel, seulement, est la vraie connaissance
Pour juger pleinement aux yeux des préconçus.

ANDRÉ

"Il est doux de pleurer, il est doux de sourire"...
Je n'ai jamais pensé pouvoir les comparer ;
Non ! cher Monsieur Musset, un coeur toujours désire
De vraies larmes de joie que pleurs à déplorer.

ANDRÉ

"Beauté de l'apparence est charme de l'instant" ;
Il est donc important de connaître les choses,
Afin de déjouer leur aspect soumettant,
Et de juger lucide, aux véritables causes.

ANDRÉ

"Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie",
Sachant que vous aurez la douleur des épines ;
Mais ne vaut-il pas mieux ainsi l'avoir gravie,
Plutôt que la subir aux visions chagrines.

ANDRÉ

"Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul",
Car bien sûr pour descendre il faut nous élever ;
Qu'importe la hauteur, me disait mon aïeul,
On finit par des cendres, il ne faut pas rêver !

ANDRÉ

"Dans l'abîme sans fond mon regard a plongé" ;
J'ai lu l'immensité, parée de ses mystères ;
Mon esprit a longtemps mon coeur interrogé,
Mais peu de vérités m'ont été singulières.

ANDRÉ

"La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne",
Car donner sans aimer est un acte infamant ;
Recevoir sans donner jamais ne cautionne
L'équilibre où le coeur n'a aucun sentiment.

ANDRÉ

"Mon âme a son secret, ma vie a son mystère" ;
Les garder trop secrets au mystère de soi,
Autant rentrer sitôt au coeur d'un monastère,
Où bien sage et discret seul le "chut" se conçoit.

ANDRÉ

"Qui aime qu'on le flatte est digne du flatteur",
Otage inconscient, soumis aux apparences,
Il vit en tromperie de son adulateur,
Prisonnier, mais heureux de ses propres carences.

ANDRÉ

"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" ;
Se contenter de peu permet de vivre heureux ;
Fortune, ambition, ne donnent la sagesse
Qu'un humble état d'esprit rend le coeur chaleureux.

ANDRÉ

"Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie" ;
Respirez leur parfum au bouquet du destin,
N'attendez pas demain quand la joie vous convie
Pour engranger ces fleurs qu'on récolte d'instinct.

ANDRÉ

"Aux yeux du souvenir que le monde est petit" ;
Mais tout me parait grand quand bien sur notre terre,
Tout doit se mesurer à l'unique appétit
Que la mémoire engrange, et où le coeur prospère.

ANDRÉ

"Ignorant d'où je viens, incertain où je vais"
Et plus souvent ailleurs que nulle part ici,
Je recherche au parcours ce qui m'est imprécis,
Quand d'un endroit à l'autre aucun n'est mon trajet.

ANDRÉ

"Je crois ce que je dis, je fais ce que je crois" ;
Mais faut-il croire en tout si le doute s'accroît ?
Dire oui est aisé, le faire est difficile,
Et tout dire ou tout croire apparaît malhabile.

ANDRÉ

"L'égoïsme et la haine ont seuls une patrie" ;
Apatride je suis car ma communauté
En ces comportements se sentirait meurtrie,
Et préfère l'exil à l'inhumanité.

ANDRÉ

"Ignorant d'où je viens, incertain où je vais"
Je fais des va-et-vient, courant d'un point à l'autre.
Parfois je crois savoir ; Est-ce bon ou mauvais ?
Je n'en suis pas si sûr, au doute je me vautre.

ANDRÉ

"C'est perdre son argent que de perdre son temps" ;
Qui a le temps attend, et y gagne à la chose,
Car si l'argent est cher, rien au temps ne l'oppose,
Et il peut nous quitter en souvent moins longtemps.

ANDRÉ

"On prend toujours le mal pour éviter le pire" ;
J'aime ni l'un ni l'autre, ils ont trop de revers ;
À l'épreuve, toujours, et pour qu'elle n'empire,
Au rire je m'expose : il a moins de travers.

ANDRÉ

"La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve" ;
Je ne suis, pour autant, du genre somnolent ;
Rêver n'est trop mon fort car souvent il relève
De ce qui ne sera, et je fuis le "semblant".

ANDRÉ

"C'est peu d'être poète, il faut être amoureux".
Au vertige des morts nos sentiments en fête
Sublimerons les sens, et les vers chaleureux
S'assembleront entre eux pour qu'un baiser s'y prête.

ANDRÉ

"Il faut dès la jeunesse apprendre à être vieux"
Pour mûrir réaliste, avoir l’expérience,
Ajoutant à la vie des cycles précieux
Qui charmeront nos jours en toute circonstance.

ANDRÉ

"Le vrai trésor de l’homme est sa vaste jeunesse",
Nous affirmait Ronsard avec lucidité ;
La formule est coquette et dite avec justesse :
Reculer la vieillesse est possibilité.


ANDRÉ

 

 

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Date de dernière mise à jour : 2017-11-16 18:34:18

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