Bavardons sur les proverbes

 

 

BAVARDONS SUR LES PROVERBES :

Rien ne sert de courir il faut partir à point.
Restons donc où l'on est pour garder l'avantage
De ne point se presser et d'être mal en point,
Sans être surmené, sans rien perdre à l'ouvrage.

ANDRÉ

Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux ;
Pourquoi un riche, alors, a-t-il moins de problèmes,
Est-il considéré plutôt qu'un miséreux ?
En termes de grandeur je n'y vois pas les mêmes !

ANDRÉ

Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire,
Car celui qui le flatte et ainsi le nourrit,
Suffisamment benêt possède pour séduire,
Quelque arrogance en plus qui en fait tout le prix.

ANDRÉ

Souvent l'appel du mal nous conduit dans un pire,
Le pire est que le mal ne se sait limité ;
Et, dans son engrenage, y devient un empire
Pour celui qui en fait sa vile activité.

ANDRÉ

La gloire ne peut être où la vertu n'est pas ;
N'y a-t-il de vertu propice à quelque vice,
Qui donne l'apparence, et qui paraît sympa,
Où la gloire en écho, s'y fait aussi complice ?

ANDRÉ

Selon que vous serez puissant ou misérable
Le succès vous fera, triomphant, les yeux doux ;
Mais pour peu qu'en un jour le destin vous accable,
Vos précieux amis fuiront vos rendez-vous.

ANDRÉ

Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue,
Flatter est trop gratuit pour que ce soit loyal ;
Et sur un compliment par derrière on voue cloue,
Tandis qu'aux faux lauriers vous vous pensez royal.

ANDRÉ

C'est pour la vérité que Dieu fit le génie ;
Si le génie se sent, il ne s'imite point,
Car génie et folie ont la même manie :
L'un est fait de talent, l'autre est son contrepoint.

ANDRÉ

C'est pour la vérité que Dieu fit le génie ;
Mais dans la poésie seul compte le travail.
Doué ne suffit pas : tout est dans le détail,
L'imagination est sa vertu bénie.

ANDRÉ

Chaque vers, chaque mot court à l'évènement,
Là où la poésie fait naître l'art des choses ;
Marions-les ainsi que, par enchantement,
Le Verbe empanaché remplisse bien les clauses.

ANDRÉ

Souvent trop d'abondance appauvrit la matière.
Que dire de l'argent ? Sans lui la pauvreté
Nous donne plus matière à l'inégalité :
Un gousset bien garni, c'est l'art et la manière !

ANDRÉ

Chaque âge à ses plaisirs, son esprit et ses moeurs ;
D'âge en âge, grand Dieu, je garde ma jeunesse,
Il n'est pas d'âge ingrat où je me reconnaisse,
J'ai celui de l'esprit : j'en goûte les bonheurs.

ANDRÉ

La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve ;
Réveillons du premier le second pour gagner,
Dans l'harmonie du coeur un esprit qui s'élève
Aux riches sentiments venant l'accompagner.

ANDRÉ

Dieu n'est qu'un mot rêvé pour expliquer le monde,
Chacun lui attribue la raison qu'il s'en fait ;
Que de légèreté, d'excessive faconde,
Pour caricaturer le sens du mot "parfait".

ANDRÉ

Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit,
Car puisque voir c'est croire il suppose le doute ;
Regarder à deux fois évite au désarroi,
Et qui n'observe juste en paie le prix qui coûte.

ANDRÉ

Il n'est point de secrets que le temps ne révèle ;
Souvent, on le confie à moins discret que soit,
Pensant le partager avec l'ami fidèle
Dont la discrétion n'est pas le premier choix.

ANDRÉ

Chacun a son défaut où toujours il revient ;
Le défaut, cependant, peut avoir son mérite,
Puisqu'aux défauts d'autrui à l'indulgence incite,
Devenant qualité, tout en gardant le sien.

ANDRÉ

Le mensonge et les vers de tout temps sont amis ,
Car souvent le poète inventant son histoire,
Y ajoute au fictif bien du jubilatoire
En donnant aux idées de savants compromis.

ANDRÉ

L'absence ni le temps ne sont rien quand on s'aime ;
L'amour est le désir rendu sensible au coeur,
Qu'il soit tendre ou rebelle, espiègle ou bien extrême,
Quand le hasard l'éveille il sort toujours vainqueur.

ANDRÉ

Je suis concitoyen de toute âme qui pense ;
Entre moi-même et l'autre il n'est qu'un verbe : Aimer !
Seul, il dote de sens une vie qui dispense
Un durable bonheur qu'il me plaît d'exprimer.

ANDRÉ

Laissez dire les sots, le savoir à son prix ;
L'orgueil et la bêtise ont ceci d'insipide
Que la seule attitude est d'avoir du mépris
À l'endroit de ces gens à l'esprit peu rapide.

ANDRÉ

Puisque tu sais chanter, ami tu sais pleurer ;
Pleurer c'est bien souvent attendre une assistance,
Et être consolé sans devoir implorer,
Par celui qui sait "voir" tes soucis à distance.

ANDRÉ

C'est peu d'être poète, il faut être amoureux ;
Les mots seront puissants, vivants et pourra naître
Le suprême nectar que le vers chaleureux,
Dispensera au coeur où la pensée pénètre.

ANDRÉ

Ignorant d'où je viens, incertain où je vais,
Je poursuis mon chemin sans chercher de réponse ;
Je vis mon carpe diem sans penser à l'après,
Seul compte le présent, le reste j'y renonce.

ANDRÉ

La rime est l'hameçon qui me pêche l'idée ;
Mais il faut pour cela bien amorcer les "vers",
Car, pour l'appât des mots à la ligne soudée,
Savoir bien les saisir est un travail d'experts.

ANDRÉ

 

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