Blagues et humour en poésie 1ère partie

 

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MON MARI EST À LA MAISON !

Après quatorze jours d'arrêt de maladie,
Jean retourne au bureau, retrouve ses copains.
- "Et alors, tu vas mieux ?" lui demande Élodie.
- "Ça a été pour moi des moments bien divins !"

- "Comment moments divins, au lit avec la grippe ?"

Rétorque son amie, étonnée du propos.
- "Eh bien vois-tu pour moi, c'est surtout le principe ;
Ma femme est formidable et m'aime : que c'est beau !"

- "Jean, explique-moi ça, qu'a-t-elle fait ta femme ?"
- "C'est très simple Élodie. Quand le facteur sonnait
Chaque fois le matin, pour me montrer sa flamme,
Elle criait sa joie – je n'oublierai jamais :
Jean est à la maison ! Jean est à la maison !
Que d'amour dans ces mots débités à foison".


ANDRÉ

 
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L'ARMÉE SUISSE

Je m'en vais vous conter une histoire authentique,
Vécue par l'armée Suisse un jour d'entraînement ;
Un colonel arrive et face au régiment,
Il hurle un "garde à vous !" qui frise l'hystérique.

Mais personne ne bouge, et il est furibond.
Un capitaine passe et sa surprise est grande :
- "Mon colonel, voyons", dit d'emblée son second,
"Il faut attendre un peu que le bruit se répande !"

ANDRÉ
 
 
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ANNIVERSAIRE MARIAGE

Deux amis se coudoient sur les quais d'un grand port,
L'un des deux annonçant ses trente ans de mariage.
Et l'autre lui demande avant d'aller à bord :
- "Qu'offres-tu à Agnès, sans doute un beau voyage ?"

- "Nous partons tous les deux sur une île déserte".
- "Ah ! quelle bonne idée d'aller là vous nicher !
Et pour vos cinquante ans, quelle autre découverte ?"

- "Aucune, mon ami, j'irai la rechercher !"

ANDRÉ

 
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LES IVROGNES

Dans un bar de quartier la soirée se termine ;
Trois ivrognes s’en vont chercher un lupanar
Pour terminer la fête, et, comme on le devine,
La patronne les aide à aller au plumard.

Deux filles seulement demeurent disponibles ;
Elle les affecte aux deux gars les moins bourrés,
Tandis que le troisième, aux mots incoercibles,
Est mis dans une chambre à carreaux ajourés.

Comme il est ivre mort, sur son lit, à côté,
Elle dépose alors une poupée gonflable…
Le lendemain matin, dans la complicité,
Les trois gaillards la mine enfin plus acceptable,

Se retrouvent, chacun, racontant sa virée.
Le troisième s’exclame, et dit, gesticulant :
« Moi, je ne comprends pas quand elle s’est barrée ;
En lui mordant la fesse, elle a foutu le camp,
Passant par la fenêtre… et en plus en sifflant ! »


ANDRÉ
 
 
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LEÇON DE GÉOGRAPHIE

Au cours d’une leçon sur la géographie
La jeune institutrice observe Gaétan,
Un élève étourdi, un peu déconcertant,
L’esprit assez frondeur, à l’allure bouffie.

La maîtresse arrivant, il se fait tout petit,
Comme absorbé, soudain, en plein dans sa lecture…
Elle décide donc – jugement averti,
De le questionner pour tester sa culture.

« Pourrais-tu me citer le nom des continents ? »
Gaétan la regarde, un œil plein de malice,
Et répond aussitôt (ce qui est surprenant !)
Désarmant quelque peu sa brune éducatrice.

« Il y a l’Asie, l’Océanie, l’Amérique,
En plus de l’Afrique, l’Europe et puis Papy. »

« Mais pourquoi donc « Papy » ? bégaie-t-elle, énergique,
Et déstabilisée au propos inouï.

« C’est très simple pourtant », dit-il en ricanant :
« Maman dit toujours : Papy est incontinent ! »

ANDRÉ
 
 
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L’ÉPITHÈTE

La maîtresse au lycée donne un cours de français ;
L’adjectif, l’attribut figurent au programme.
Au cours d’un exercice elle tente un essai
Avec des questions, y met toute sa flamme.

Tout se déroule bien, chaque élève donnant
Le meilleur de lui-même, et avec compétence.
Il ne reste qu’Ali, pas trop entreprenant.
L’institutrice, alors, le met en confiance,

Et lui dit simplement : « A toi la devinette !
Construis-moi une phrase où l’on trouve, pareil,
Un mot qui, à lui seul, servira d’épithète. »
– « Oui, Madame : aujourd’hui il y a du soleil ».

« Voyons Ali, il n’y a aucune épithète
Dans cette phrase ; il faut améliorer ton score ! »
– « Pas di problème, Madame, alors ji la complète :
Y a du soleil, épithète que demain encore ! »


ANDRÉ
 
 
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SCÈNE DE MÉNAGE

C’est un quinquagénaire en la force de l’âge,
Marié depuis déjà un peu plus de trente ans…
Un soir, rentrant chez lui, sa moitié, à l’ouvrage,
Est en train de boucler ses ballots entre-temps.

« J’en ai assez, dit-elle, avec nos démêlés ;
Je m’en vais ! »
Bouche bée, il la regarde faire.

Avant qu’elle n’ait pu, dans ses gestes zélés,
Mettre dans sa valise au moins le nécessaire,

Son mari, comme un fou, se hâte vers l’alcôve,
Ouvre la penderie, et dit avec sang-froid :
« Moi aussi, j’en ai marre, autant que je me sauve,
Et puisque l’on y est, je m’en vais avec toi ! »


ANDRÉ

 
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L’INDUSTRIEL ET SON NEVEU

Un riche industriel dans un état critique,
Reçoit à l’hôpital son unique héritier ;
Son neveu, près du lit, visage sympathique,
Se veut d’être agréable et fort primesautier.*

« Que puis-je donc mon oncle, effectuer pour vous ;
Ce sera un plaisir de vous rendre service ? »

Tout congestionné, pris de quinte de toux,
Les yeux exorbités, le vieux est au supplice,

Et, dans un gargouillis plus qu’incompréhensible,
Il essaie de parler, au bord du coup de sang.
Le jeune homme s’approche, et le plus près possible,
Des lèvres de son oncle en un appel pressant :

« Que puis-je faire pour alléger vos souffrances ? »
Le vieil homme murmure au point de perdre haleine :
« Je t’en prie, mon neveu, cesse ces convenances
Et retire ton pied du tuyau d’oxygène ! »


ANDRÉ

 
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COPACABANA

Il est heureux Lucien, qui revient de vacances ;
Six journées passés à Rio De Janeiro.
Rencontrant le Marcel il lui dit ses bombances,
Dans le café du coin, autour d’un apéro.

- "Tu vois, je suis allé à Copacabana ;
Une superbe fille en string s’est approchée…
Nul problème de langue, aussitôt la nana
M’a fait comprendre (et pas du tout effarouchée),

En dessinant sur le sable fin deux carrés.
Bien vite j’ai saisis l’essence du message.
Dans ce double tracé, ces dessins suggérés,
Signifiaient déjà une aguichante image.

Elle voulait s’asseoir tout à côté de moi.
Plus tard, vers les midi, et toujours sur le sable,
Elle a fait un cône. Bien sûr, comme il se doit,
Je savais qu’un sorbet lui serait agréable.

Vers six heures du soir, d’un air malicieux,
Son index a tracé deux couteaux et fourchettes.
Là, c’était vraiment un choix très judicieux.
Au resto, aussitôt ! Pas besoin d’interprètes…

A la fin du repas, dessinant sur la nappe,
Elle a croqué un lit, joignant en complément,
La table de chevet… c’est là que tout dérape :
Comment elle a su mon job dans l’ameublement ???"


ANDRÉ
 
 
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PROJET

C’est le petit Toto qui rentre de l’école,
Il court vers son grand père assis dans le fauteuil,
Et qui fume sa pipe en dégustant sa gnole.
Celui-ci lui réserve un plus charmant accueil.

Il le prend dans ses bras, comme il le fait toujours.
« Alors mon garnement, qu’est-ce que tu racontes ? »
Mais Toto, brusquement, pas dans son meilleur jour,
Lui arrache sa pipe avec ses deux mains promptes.

Le papi consterné, est outré par ce geste.
« Mais que t’arrive-t-il, tu es devenu fou ?
Tu devais avoir honte, et là je te déteste ;
Explique-moi pourquoi ta fureur tout à coup ? »


« Mais faut pas m’en vouloir, moi je n’y suis pour rien ;
C’est papa et maman, ce matin, je t’assure,
Qui ont dit tous les deux, lors de leur entretien :
Quand le vieux cassera sa pipe, je te jure,
Nous nous achèterons la nouvelle voiture ! »


ANDRÉ
 
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LE ROUTIER BELGE

Un routier belge arrive avec son camion
À l’entrée d’un tunnel dont il lit la pancarte ;
La hauteur limitée est sans confusion :
« Quatre mètres », pas plus… ce n’est pas de la tarte,

Car sa semi-remorque a quatre mètre dix.
Il ne peut pas passer, aussitôt il s’arrête.
Un deuxième routier, transportant du maïs,
S’approche près de lui, entame la causette :

« Qu’est qui ne va pas ; pourquoi tu bloques ici ? »
Et l’autre lui répond tout en montrant l’enseigne :
« Le tunnel est trop bas par rapport au châssis ;
Dix centimètres en plus et j’aurais dit : tout baigne ! »


« Mais c’est simple, pourtant, tu dégonfles tes pneus
Et tu passes d’emblée, cette affaire est conclue ! »

Le belge réfléchit au propos épineux…
(Ca prend un certain temps avant qu’il l’évalue.

« Pas bête ton idée, ça serait même extra,
Mais c’est en haut que ça ne pass’ pas, pas en bas ! »


ANDRÉ
 
 
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LE FLAMBEUR

Sur le coup, environ, d’une heure du matin,
L’invétéré fêtard rentre à son domicile,
Tout à fait ivre à point, le regard incertain.
Il jette au bas du lit sa femme et dit, fébrile :

« Allez ! fais ta valise et file chez Bernard,
Au poker, cette nuit, tu sais, je t’ai jouée,
Et bien sur j’ai perdu »
, ajoute-t-il, hagard.

Sa moitié le regarde et, la gorge nouée,

En chemise de nuit, triste, assise par terre,
Sanglote, puis s’adresse à son cruel mari :
« Mais c’est extravagant ! cette histoire m’atterre ;
Comment as-tu pu faire un semblable pari ? »


Et Bruno de répondre, un sourire affiché :
« Je peux te l’avouer, j’ai juste un peu triché ! »
ANDRÉ

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LE GIGOLO

Dans un salon très chic une superbe femme
Danse un slow langoureux avec un gigolo ;
C’est la soirée Jet-set : rien que du haut de gamme !
La dame, ouvertement, drague avec grand culot.

« Que pensez-vous, mon cher, au sujet de ma robe,
Le décolleté n’est-il pas trop prononcé ? »

Le play-boy pas du genre à quérir dans le probe
La détaille et lui dit sur un ton bien troussé :

« Avez-vous, chère amie, des poils sur la poitrine ? »
Bien sûr que non, monsieur, le propos me confond !
– « Alors c’est bien cela », avoue-t-il voix, coquine,
« Votre décolleté sans doute est trop profond ! »


ANDRÉ
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LE NAIN, LA FEMME ET LE VRP

C’est un VRP qui rentre un peu plus tôt
Qu’il ne l’avait prévu à son cher domicile ;
Sa surprise est de taille en voyant un nabot
Batifoler au lit, et avec sa Lucile.

Comme il aime sa femme, il freine le propos :
« Mais enfin, ma chérie, où est donc ta promesse ?
Tu m’avais dit : Jojo ce n’est pas d’aussitôt
Que je te tromperai, tu vois je le confesse ! »


Et tandis que le nain au lit se fait petit,
La Lucile répond dans un élan de glose,
Non décontenancée, le verbe garanti :
« Ben, tu vois mon chouchou, je diminue la dose ! »

ANDRÉ
 
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CINQ FRUITS, CINQ LEGUMES PAR JOUR…

Il faut manger cinq fruits, cinq légumes par jour,
Un gage de santé pas pour toutes les bourses ;
Ces quelques arguments ont plus contre que pour,
Car beaucoup d’entre nous n’en n’ont pas les ressources.

« L’oseille » est bien le fon qui nous manque le plus ;
La « fin des haricots » est début de calvaire,
Si quelques placements font « choux-blanc », sans bonus,
Les « radis », on le sait, sont le nerf de la guerre.

Pour certains « la cerise » ajoutée au gâteau,
A prendre un « avocat » peut même les conduire,
Tant ils sont endettés, acculés au poteau,
Que ramener leur « fraise » en chasse tout sourire.

Voir ses économies « mi-figue » « mi-raisin »
Après tant de labeur, travaillant pour des « prunes »,
Amène la question qui rend un peu zinzin :
Qui est le « cornichon » qui a besoin de thunes,

Sinon, en pareil cas, toujours les mêmes « poires »,
« Bananées » et « marrons », pressées comme un « citron »…
C’est « ma pomme » diront ceux qui dans leurs déboires
Fantasment au salaire, et manquent de pognon.

Mais nos « grosses légumes », eux, conservent la « pêche »,
Débitant leur « salade » et nous donnant conseil,
Puisqu’aux petits « oignons » et jamais dans la dèche,
Ils dépensent leur « blé » à nul autre pareil.

ANDRÉ
 
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CONGRÉS FÉMINISTE

Au Congrès féministe on y prend la parole,
Et Birgitt l’allemande, amorce les débats.
"J’ai dit à mon mari, sans aucun protocole,
« Hans, prépare le dîner, et fait chauffer les plats ! »

Le premier jour, hélas, – et je m’y attendais,
Je n’ai rien vu, pas plus aussi que le deuxième ;
Mais, le troisième jour, enfin, mon grand dadais
A daigné mijoter le repas, tout de même."


Applaudissements ; ovation générale.
Conchita, à son tour, vint aussi témoigner.
"Moi, je suis espagnole, hyper sentimentale ;
J’ai dit à Armando de ne pas s’éloigner.

À partir de demain, tu nettoies la maison !
Je n’ai rien vu, malgré toute mon insistance,
En ces deux premiers jours, mais c’est avec raison
Que mon époux prit acte... et bossa en silence."


Applaudissements ; ovation générale.
C’est au tour d’une afghane, elle veut témoigner.
"Mon nom est Yasmina, ma gêne est optimale ;
J’ai dit à mon mari, sans penser l’indigner :

Mohamed, fainéant, faut-il que je rappelle
Que tu dois repasser le linge de maison ?
Rien vu le premier jour,
timide, ajoute-t-elle,
"Et le second non plus. J’avoue avec raison
Que le troisième jour la vie fut moins cruelle,
J’ai revu de l’œil gauche, après la guérison.


ANDRÉ
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Date de dernière mise à jour : 2015-04-18 19:05:37

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