Blagues et humour en poésie 2ème partie

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LE CURÉ ET LE PASTEUR

Un curé, un pasteur, anciens amis d’enfance,
Décident d’aller boire un verre dans un bar,
Après avoir passé une heure en conférence
Sur l’œcuménisme, dans un bourg savoyard.

Une fois installés, le pasteur agité
S’adresse à son copain, lui dit dans un murmure :
« Oh ! j’ai l’impression que ce n’est fréquenté
que d’homosexuels, à juger leur allure. »


Et, au même moment, pour appuyer le doute,
Un jeune homme s’approche, et va vers le curé.
Il lui fait un clin d’œil, du genre qui envoûte ;
Outré, l’homme d’Eglise en reste sidéré.

Heureusement pour lui, le pasteur se redresse ;
Immédiatement, à l’oreille du gay
Susurre quelques mots… Sitôt l’autre les laisse,
Et retourne au comptoir, marchant d’un pas coquet.

« Grand merci mon ami, Dieu que c’était pénible !
Que lui avez-vous dit, si providentiel ? »

Et le pasteur répond d’une voix impassible :
« Que nous vivions tous deux pleine lune de miel ! »

ANDRÉ

 

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ANNIVERSAIRE DE MARIAGE

Ca se passe à la ferme, et en pleine campagne,
Où deux vieux paysans fêtent leurs quarante ans
D’union, dégustant petits fours et verres de champagne.
Jules dit à Marie, les mots attendrissants :

« Tu te souviens, ma mie, tout au fond dans le pré,
Quand nous faisions l’amour au bord de la rivière ;
Tu t’agrippais toujours à la longue barrière,
Ton beau visage, alors, était tout empourpré ?

Tu sais, la Marie, ce qui me ferait plaisir ?
C’est qu’on refasse ça, comme en notre jeunesse. »

« D’accord, mon gros Julot, revivons ton désir… »
Ils se rendent au champ, et l’œil plein de tendresse.

« Mais bon sang, la Marie, tu bouges encor plus
Qu’il y a quarante sans ! »
Toute pétrifiée,

Elle lui balbutie sur un ton vermoulu :
« Maintenant la barrière est électrifiée !!! »

ANDRÉ

 

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DISCUSSION

Trois femmes, dans un parc, discutent fermement.
La première, une blonde, affirme convaincue :
– « Moi, lorsque mon mari me fait l’amour, dément,
Il va tellement vite en la scène vécue,

Qu’on dirait qu’il se prend pour une Ferrari. »
La rouquine intervient, et dit d’une voix tendre :
– « Le mien, par contre, adore un travail accompli,
Si bien qu’en cet instant vraiment je peux prétendre

Que comme une Rolls-Royce, il est très confortable. »
Et la blonde, à son tour, d’un geste très humain,
Annonce la couleur : « Jojo est imbattable !
Car tel un vieux tacot se démarre à la main ! »

ANDRÉ

 

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L’ANGLAIS ET L’ÉCOSSAIS

Un jeune retraité, écossais d’origine,
Vient de passer un mois chez l’un de ses amis
Copain d’enfance anglais, blanc comme une aspirine,
Mais drôlement sympa, parfaitement bien mis.

Et durant trente jours il vit à ses crochets…
Le séjour terminé, arrivant à la gare,
Ils vont boire, zélés, leurs ultimes pichets,
Dans un proche buffet, allumant leur cigare.

Au moment de payer, l’anglais faisant le geste
Vers son porte-monnaie, l’écossais le retient :
« Ah ! non », s’exclame-t-il, l’empoignant par la veste.
« Depuis un mois entier, choyé au quotidien,

Vous avez tout réglé, étant votre invité.
Maintenant c’est fini. Pour moi ce dernier verre,
C’est sacré, voyez-vous, car j’ai ma dignité. »

Puis il sort de sa poche une pièce et suggère :

« Pour rester équitable, agissons efficace :
On va tirer cela tous deux à pile ou face ! »


ANDRÉ

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LE COUPLE (Histoire belge)

Ça se passe en Belgique, et tout près de la route ;
Un couple bruxellois batifole à gogo
À bord de leur voiture, et heureux somme toute,
De cette intimité flattant leur libido.

Après bien des câlins, et puis la bagatelle,
Soudain un policier frappe sur le capot.
Le gars ouvre la vitre et voit qu’on l’interpelle…
L’homme de loi approche et salue à propos :

« Bonjour monsieur ! voyons, que faites-vous ici ? »
- Je fais l’amour, discret, sans déranger personne.
« C’est interdit ici ! » dit-il, ton endurci,
« Il va vous en coûter une amende, une bonne :

Deux cent euros en tout, pour outrage public. »

Puis la femme apparaît, en petite tenue.
- Mais que se passe-t-il, chéri ? pourquoi ce flic ?...
Le policier, surpris, en voyant l’inconnue,

De rajouter sitôt : « En plus vous étiez deux !
C’est donc quatre cents euros ! »
, clame-t-il, tout heureux.


ANDRÉ

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LE JEUNE ET LE VIEUX CURÉ

C’est un jeune curé qui accomplit un stage
Chez un très vieux curé. Dans le petit hameau,
Tandis qu’il se promène au centre du village,
Il voit une brunette : un superbe morceau,

Flânant sur le trottoir, et portant minijupe.
Il ne peut résister à la tentation,
Et se dit : « celle-là, tant pis, je m’en occupe ».
Cependant, sa soutane est une obsession

Qui le gêne beaucoup : Dieu ! que c’est inhumain.
A ce même moment, il voit le vieux curé
Faisant de grands gestes en se mordant la main…
Reprenant ses esprits, et fort désemparé,

Il s’en va aussitôt : direction l’église,
Pour confesser son acte auprès du vieil abbé.
Puis, il lui demande que celui-ci lui dise
Pourquoi il lui faisait ce signe bien rôdé,

En se mordant la main de façon si fébrile.
- « Mais enfin », répond-il, « c’est pourtant évident,
Et tu t’es comporté comme un vieil imbécile,
»

Je te disais « Mets ta soutane entre les dents !!! »

ANDRÉ

 

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DES LARMES DE BREUVAGE

Grand illuminateur de notre intelligence,
Comme disait Claudel qui l’avait bien compris,
En professeur de goût le vin délie l’esprit ;
Rendons-lui les honneurs, prêtons-lui allégeance.

Quel vin n’est-il rempli d’un bouquet de soleil ?
Dans sa robe légère il parfume le verre,
Donne du baume au cœur, puisqu’il a tout pour plaire ;
En boissons, aux saveurs, il n’a pas son pareil.

Autant commencer jeune aux bons crus vétillards ;
Le vin est innocent si l’ivrogne est coupable ;
Sans excès, le prisant d’intérêt respectable,
Platon l’a affirmé : c’est le lait des vieillards.

Quand je découvre un vin, je bois du petit lait ;
Rire en le dégustant est larmes de breuvage,
Quand en fin de repas, flanqué d’un bon fromage,
Il titille les sens, mais surtout le palais.

L’emblème de la France, on le sait, est le coq ;
Pour moi le coq-au-vin est plutôt ma bannière,
Je le dis simplement, sans aucune manière,
Et je lève mon verre aux produits du Médoc.

Sur un parking, parfois, quand plongé sur ma carte,
Un quidam veut m’aider, venant à mon secours,
Je lui dis « non monsieur, je connais le parcours,
C’est la carte des vins, avant que je reparte,

Que je consulte ainsi, évitant les bouchons.

ANDRÉ

 

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SE FAIRE ENTENDRE

Les sourds sont décidés à ce qu’on les entende,
Suivis par les muets qui ont haussé le ton.
Faisant la sourde oreille à leur juste demande,
La loi est bien muette, et jamais ne répond.

Devant cet abandon, pris d’une haine aveugle,
On sent la douleur sourde ouïr dans les propos ;
Les non-voyants aussi, que le dépit aveugle,
Eux, n’en croient pas leurs yeux, y voient un vrai fiasco.

ANDRÉ

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LE RABAT-JOIE

Un brave homme, benêt, retourne de voyage,
Heureux de retrouver sa tendre épouse, et dit :
- "Dis-moi tout ma chérie, tu as bien été sage,
Tu ne m'as pas trompé jusqu'à ce samedi ?"

- "Mais non mon gros chouchou, je ne suis pas volage,
Sois à fond rassuré : te tromper avec qui ?"

Le type est satisfait, la phrase le soulage,
Et, ni une ni deux, à sa femme applaudit.

Puis, n'y résistant plus, il saute sur Junon,
Et tous deux font l'amour jusqu'à la pâmoison.
Il est le plus heureux, et ne cache sa joie...

Jusqu'à ce qu'un voisin tape, tonitruant,
Sur la cloison et, comme un rabat-joie,
Hurle : "Eh ! bien vous deux, c'est tous les soirs maintenant !"

ANDRÉ

 

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LE HAVANE

En arrivant chez lui un mari voit sa femme
Toute nue dans le lit, et, dans le cendrier,
Un mégot de cigare. Aussitôt il s’enflamme :
« Non de Dieu ! », hurle-t-il le propos guerrier :

« Mais d’où vient cet engin, sinon je fais un drame ? »
Il entend sa compagne alors balbutier :
- Je ne sais pas chéri… pourquoi te soucier,
Je pense que c’est moi… surtout pas d’amalgame !


Alors le gars s’emporte et le regard malsain,
Teinté d’une lueur de courroux assassin,
Lui dit, ton menaçant, la voix pleine de rage :

« Pour la dernière fois, d’où provient ce mégot ? »
De l’armoire une voix apeurée se dégage :
- Il vient de la Havane, il y a le logo !

ANDRÉ

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LES VAMPIRES

Je m'en vais vous conter l'histoire de vampires,
Ne manquant ni de sel, ni d'humour un peu noir ;
Si c'est un brin malsain, j'en ai appris de pires,
Veuillez m'en excuser : mon récit recevoir.

L'anecdote commence un soir dans un vieux bar ;
Trois vampires sont là attablés et bavardent,
Tandis que le premier, l'air un peu cabochard,
Commande, sans tarder, aux serveurs qui s'attardent,

Un verre de sang chaud, selon son habitude.
Le second, quant à lui, désire du sang frais,
Coutumier du breuvage, en toute plénitude.
Nos deux stryges festoient, plaisir à peu de frais.

Le dernier, à son tour, demande de l'eau chaude...
Vous vous imaginez la bouille des copains,
Surpris, éberlués, l'allure un peu pataude,
Lui demandant s'il a problème aux intestins.

- "Pas du tout les amis, leur répond le confrère,
J'ai trouvé un tampax et, pour l'occasion,
J'ai pensé que cela ferait sublime affaire
Pour savourer, serein, ma bonne infusion."

ANDRÉ

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LA FUITE...

Une femme replète est invitée, au bal,
À danser un tango avec un gars obèse ;
Au milieu de la danse, un pet bien magistral
Lui échappe et, gênée, elle dit, mal à l’aise

Au pansu cavalier, rougissante et troublée :
« Excusez-moi, monsieur, cela m’a échappé,
J’espère que ceci, dont je suis accablée,
Restera entre nous : j'ai un peu dérapé».


– Ben non ! répond le gars devant l’odeur fétide,
Souhaitons de tout cœur que ça va circuler,
Car pour l’instant, mon Dieu, ce n’est pas trop rapide,
Si le bruit fut discret, reste à tout ventiler.

ANDRÉ

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INCONVENANT

Un clochard fait la manche à un feu tricolore,
Quand une Mercedes s'arrête à sa hauteur.
Le brave homme s'approche et, voyant qu'on l'ignore,
Frappe à la vitre et dit au pimpant conducteur :

- "N'auriez-vous pas, monsieur, une petite pièce,
Sachez que j'ai très faim, et d'avance merci."

Le chauffeur jette un oeil à sa montre en vitesse,
Et répond : "C'est normal, c'est midi, moi aussi !"

ANDRÉ

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GUERRE DES PANCARTES

Le propriétaire d’un fameux restaurant,
Avait comme voisin d’en face son enseigne,
Un salon funéraire. En son tempérament
Bon vivant, plein d’humour, là où le verbe règne,

Il décida, un jour, de faire de l’esprit
Aux frais de ce dernier, notant sur sa pancarte :
« Quoi qu’on dise ou quoi qu’on fasse, avez bien compris
Qu’il vaut mieux être ici devant ma belle carte,

Que d’être en face et où personne n’est pressé »
.

Son voisin, à son tour, subtil et perspicace,
Fit aussi son panneau, tout autant bien pensé :
« Quoi qu’on dise, quoi qu’on voit ou bien quoi qu’on fasse,
Tous ceux qui sont ici viennent toujours d’en face. »


ANDRÉ

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AU TÉLÉPHONE

J’ai eu Alphonse Allais hier soir au téléphone :
Un numéro direct venant du Paradis ;
Sa voix était bizarre, il paraissait aphone :
« C’est bien moi, cependant, aussitôt il me dit. »

Sans doute ses amis connaissant sa faiblesse,
Le sachant jamais ivre et jamais dégrisé,
Lui avaient-ils offert, d’une main pécheresse,
Quelques verres d’absinthe et d’alcool anisé.

Selon son habitude, et en bon Hydropathe,
Farceur et cabotin, avec un bel « esprit »,
Adroit me défia d’une colle acrobate,
Bien cocasse et choisie, taillée au bistouri.

Ce Allais helléniste, ou voulait-il aller ?
Il commença ainsi : – « Savez-vous, cher Poète,
Que sept villes d’antan ont dû se quereller,
Se disputant l’honneur d’une longue causette,

Revendiquant le fait d’avoir vu naître Homère ?
Il s’agissait d’Argos, d’Athènes, Colophon,
Mais aussi de Chio, de Rhodes, et, en lisière,
Smyrne et Salamos, dont l’obscur se confond. »
.


- Je regrette, lui dis-je, il n’y en a que sept !...
« Huit ! me cria-t-il, sur un ton qui pérore,
Car la voix populaire attribue au concept
Que la ville d’Alaure, elle aussi s’en honore.
Dirait-on autrement que « l’Homère d’Alaure ? »


ANDRÉ

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EURÊKA !

Cocardier et coquin, cocasse quelque part,
Ce drôle de coco, l’esprit quiet, mais cossard,
Et cocu de surcroît, agit en vieux briscard.
Quémandant à quiconque un écu du regard
Quand quelqu’un, quel qu’il soit, s’apitoie au lascar,
Sur le quai, requinqué par l’accueil : part au bar…
Conquis, tout acquis à son cas, buvant son quart
Qu’il trouve exquis quelque part, il crie « Eurêka ! »

Un cocu non cossu boit cul sec, sans tracas.

ANDRÉ

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L’INTERVENTION

Un homme pas très bien va chez son médecin ;
Il souffre, au côté gauche, un peu de la poitrine ;
Le toubib l’examine et lui dit, à la fin,
Que son problème, en fait, a pour seule origine

Un gros déplacement de tout son œsophage.
Rien de grave en tout cas, si ce n’est qu’il faudra
Une intervention bénigne pour son âge,
Et que tout ira bien après pour le quadra…

Un mois environ après l’opération,
Le patient va à l’examen de contrôle ;
Il se plaint au toubib d’avoir l’impression
De se sentir très chaud, ce qui le rend tout drôle.

– « C’est tout à fait normal », lui répond son docteur,
Souriant et tentant d’alléger son moral ;
– « Sachez que maintenant vous êtes le porteur
D’un système activant l’oesophage central ! »


ANDRÉ

 

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Date de dernière mise à jour : 2017-10-21 13:03:46

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