Poèmes satiriques

 

 

Satire

 

CHOUCHOU

Presque ce qu'aurait pu écrire
CARLA

Chouchou est de partout, c'est bien là qu'il m'inquiète
À se mêler de tout, à faire la courbette
De Chine à l'outre Rhin... Un bon petit mari !
Pas très haut, mais tout seul, mon béat canari.

Il m'expose ses plans, ses dossiers, ses réformes,
Car Chouchou aime bien ses idées chloroformes...
Quelle pêche et profil il expose aux français,
Ce grand peuple qu'il prise au delà de l'excès !

Je lui ai souvent dit qu'il se remuait trop
À vouloir diriger, unique, en maestro,
Cette Europe qu'il couve, et dont il est le Guide ;
Son bébé qu'il défend, surtout quand IL décide.

Il me dit tout le temps qu'il est irremplaçable ;
Côté "people", c'est vrai, il devient imbattable ;
Tiens ! même les jaloux qui le voudraient foutu,
À soixante sept pour cent le trouvent indu.

Chouchou, lui, n'a jamais rêvé du Panthéon,
Bien que sa taille évoque un peu Napoléon ;
Il sait, malin, qu'il triche, et que ses talonnettes,
Tout comme sa Rolex, sont bien d'humbles paillettes.

barre-echos-2.png ON CHANGE
DE NOM ET ON CONTINUE !



Sarkozy président appète au changement ;
Pour la Saint Nicolas (qu'il est malin notre homme !)
Son parti désormais en plein remaniement,
Prendra un nouveau nom : superbe palindrome !

Le menton en avant, bling-bling et talonnettes,
Devant ses adhérents il dit le ton ému :
- "Désormais mes amis, nous prenons les manettes :
L'UMP devient le groupe PMU !"

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AURA POPULARIS*

Pamphlet politique pastichant "Oceano nox" de Victor HUGO

Oh ! combien d'électeurs et combien d'électrices
Qui s'avéraient partants aux idées novatrices,
Dans ce morne avenir désireront voter ?
Combien d'eux n'y croient plus, le cœur plein d'amertume,
Dans un contexte, hélas, où chacun nous enfume
Sous couvert d'un "programme" augurant nous flatter ?

Combien le peuple fuit les hommes politiques,
Leurs mensonges, leurs choix, leurs parcours chaotiques,
Et d'un revers de main refusent leurs propos !
Nul n'émerge d'entre eux, aucun n'est panacée,
Chacun œuvrant pour soi, visant son avancée...
L'un ne fait que du vent, l'autre n'est que pierrot.

Nul ne mord plus à vos tissus de tromperies
Que vous brodez, messieurs, de mille effronteries
Écorchant la morale (et ne vous heurtant pas).
Oh ! que cela répand un vent nauséabond,
Car nous ne voyons rien qui pourrait être bon
Faisant de vous un candidat.

On parle des "Partis" songeant aux duperies:
Au bar, chez les amis, où vos bouffonneries
Se mêlent aux discours : vos noms pleins de mépris.
On se gausse de vous, comédiens d'opérettes,
Aux idées fleurissant aux ras des pâquerettes,
Tandis que vous rêvez, vous croyant pleins d'esprit.

On se demande : - Où sont les valeurs politiques
De ces hommes d'État bien plus autocratiques
Recherchant leurs profits par la vox populi ?
La morale se perd noyée dans les eaux troubles ;
Les lois sont contournées, les avantages doubles,
Sur le sombre échiquier de l'honneur aboli.

Aux yeux des citoyens ces vils carriéristes,
Les uns incompétents, les autres genre autistes,
Durant tout leur mandat une main sur le cœur,
Promettent escobars, à qui veut les entendre,
Des actes d'utopie débités à revendre.
Mais qui croirait un flagorneur ?
 

Et quand la vérité nous ouvre la paupière,
Rien ne reste établi, sinon la singulière
Impression que seul c'est l'échec qui répond.
Pas même la raison d'espérer une chance,
Pas même un seul sujet, ni un brin de croissance
Qui ne fasse entrevoir quelque chose de bon.

Où sont-ils ces Grands noms des hommes politiques
Remplacés aujourd'hui par des humoristiques ?
L'amour de la Patrie se résume en deux mots :
Le profit personnel et l'abus d'exercice.
C'est ce qui fait de vous, messieurs, le préjudice :
Vous usez, abusez de moyens trop royaux.

 
* Le souffle populaire

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LE CRAYON ET LA... GOMME

Hommage à "Charlie-Hbedo"

Mon arme était crayon : il avait belle mine ;
Je le taillais sans cesse en pointe de l'esprit.
Il dessinait l'Humour, du monde la vitrine,
Jamais méchant pourtant : seul du drôle nourri.

Perspective du cœur allant à l'essentiel,
Dans un pays de droit , contre la violence,
Mes dessins n'ont jamais été haine ou bien fiel,
J'esquissais de la vie toute la Tolérance.

Les traits de mes croquis ne méritaient la gomme
Qui a éradiqué mon légendaire amour
De la vie, du sourire, et que l'homme consomme :
Mourir de rire, hélas, est mon triste parcours.

La Liberté, là-haut, sera pour moi immense,
Et taillant mon crayon dans un ciel étoilé,
J'ébaucherai encor toute cette démence
Illustrant mes carnets dans un fusain zélé.

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ON FAIT QUOI, MAINTENANT ?

Après l’émotion, le grand rassemblement,
La journée historique aux valeurs de la France,
On fait quoi, maintenant ? Car l’attente est immense,
Et les larmes séchées, il faut du changement.

Au bienheureux confort du mandat matériel
Dont vous vous suffisez, messieurs, en politique,
Il serait temps, enfin, que votre potentiel
Ne soit pas aveuglé d’un flou technocratique,
Bien trop entretenu, par trop circonstanciel. 

Il faut des tragédies pour que vous découvriez
Ce dont vous vous doutiez, et l’ampleur d’un tel drame ;
Votre remue-ménage auquel vous ne brillez,
Ne trompe plus personne : changez-en donc la trame. 

Il semblerait, bien tard, que vous ayez compris
L’importance des faits – et d’un tel phénomène,
Quand bien vous n’ignoriez pourtant le danger pris
De laisser, sans agir, des lieux de quarantaine. 

Enfin réveillez-vous car nous voulons des actes,
Et traquez ces élus locaux et corrompus,
Qui ne font leur travail, consciences intactes,
Ferment souvent les yeux aux plus rampants abus. 

Pourquoi donc déranger cette faune insolite
Que l’on sait apporter à chaque élection,
De précieuses voix, une manne bénite :
Belle complicité, sans nulle agitation.

Allez, messieurs, trouvez ce surplus de courage ;
Cessez la mascarade et le satisfecit ;
Montrez que vous prenez enfin un vrai virage,
Et que la fermeté n’est plus un déficit.

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LA GIFLE

La fessée va bientôt être interdite en France,
Le Conseil de l'Europe en a tranché ainsi.
Dans les rangs du PS on veut
la tolérance,

Car on connait fort bien l'ingrat problème aussi.

Et au sein du Parti on est habitué
À recevoir souvent "claque monumentale",
Douloureuse et cuisante, au son accentué
D'une déculottée dans l'urne électorale.

On commence à avoir le peau des joues tannées
Dans le gouvernement, car l'impact du "soufflet"
Est pour lui rappeler que chez lui, gratinées,
Les gifles, chaque jour, servent de camouflet.

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 TOUS LES MÊMES !

Les ténors du Parti, fiers à l'UMP,
Occupent leurs quartiers au "Palais de justice" ;
Que ce soit Balkany, Guéant, Woerth ou Copé,
Ils trainent quelques faits leur donnant la jaunisse.

Heureusement pour eux, ils sont tous "transparents",
Et la main sur le cœur, le regard pathétique,
Malgré leur garde à vue ils se disent garants
D'intégrité morale, et probes à l'éthique.

Sarkozy n'est pas mal, trimbalant 11 affaires,
Pas trop préoccupé endurci au "non-lieu" ;
Il est habitué aux lois immunitaires
Qui l'ont toujours gâté dans son béni milieu.

Mais la Gauche n'est pas trop mal lotie, non plus,
Souvenez-vous de l'homme "Et les yeux dans les yeux"
Qui osa jusqu'au bout en cherchant son salut,
Mentir devant le peuple, un regard dédaigneux.

Ils sont tous rattrapés, trainant leurs casseroles,
Et pourtant continuent leurs leçons de vertus ;
Les Français ne croient plus en leurs belles paroles,
La branlée n'est pas loin, en mars ils sont foutus.

Car le vent du scrutin souffle sur ce "beau monde",
Et tous ces agités du bocal soucieux
De garder leur pouvoir où le fric y abonde,
Pensent alors au peuple en propos captieux.

barre-echos-2.pngVEILLE D’ÉLECTIONS


Ils en ont l’habitude, et une bonne baffe
Au lieu de ramasser dans un scrutin brumeux
La grosse claque qui macule l’épitaphe,
Ca procure un moral de perdant moins foireux.

À bien les écouter ils sortent tous gagnants ;
Le bonheur assuré dans la déculottée,
La défaite en chantant et leurs discours poignants,
Habillés de bonheur, nonobstant la pâtée.

On s’épuise à vouloir démolir l’adversaire
Avec des mots fleuris, en s’agitant beaucoup ;
Mais rien sur un programme où il vaut mieux se taire,
Et où l’on cherche en vain ce qui vaille le coup.

Les Français sont lassés du jeu « au qui perd gagne »,
Dont seuls les intérêts excitent les ténors,
Ces hommes sans fierté, escrocs de l’hypokhâgne,
Intrigants, corrompus, cumulant les records.

L’admirable attribut chez l’être politique,
C’est de toujours pouvoir convaincre l’électeur,
Qu’en avançant lui-même, il poursuit sa logique
De faire progresser le peuple serviteur.

Messieurs, si vous saviez combien est chaotique
Cette image donnée de vos intentions,
Vous iriez vous moucher au papier hygiénique,
En réduisant d’autant basses ambitions.

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 AUX LARMES CITOYENS !

 Politique est frivole, et le scrupule  nuit ;
L'alliance des mots, en est que plus menteuse ;
L'homme pernicieux peut y être séduit,
Une main sur le cœur, conscience onctueuse…

 Et, si quelque morale en politique attire,
Au nom des libertés, pour gouverner en paix,
La paix, on l'imagine, a tout pour nous prédire
Que le peuple grugé reste toujours à quai…

 La politique est l'art qui fait durer l'État ;
Puissance d'un pouvoir partagé entre princes,
Ah ! l'idéologie, quel bien triste constat,
D'une opinion de soi, quand bien l'éthique grince…

 Au devoir du mensonge on règne sans partage,
Et l'on se sent si pur dans les actes malsains ;
Ne verrons-nous, un jour, un plus fin héritage
D'hommes qui, souhaitons, n'auront pour seuls desseins

 D'utiliser leur tête avec les bras d'autrui ?
Les partis sont ingrats pour être trop honnêtes ;
Et même un homme intègre au pouvoir s'éconduit…
Tel est là le problème : ils en ont fait recette !

 Il n'y a de pouvoir sans pouvoir absolu ;
Ministre on devient fat à son "moi" qui dilate;
On le gonfle de lois, tout gaillard émoulu,
Confortant ses acquis quand le peuple se gratte…

 Le privilège, on sait, en politique est droit ;
S'ennoblit du pouvoir quand l'homme à les moyens ;
Et le peuple impuissant n'a que pour autre choix
Dès les urnes venues : Aux (l)armes citoyens !

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RELAXE DÉFINITIVE

C'était un personnage ô combien pittoresque !
Piquant et imagé, truculent le Pasqua ;
Du genre verbe haut, le propos pagnolesque,
Cet ancien de Ricard, matamore et narquois.

Il en reçut, Dieu sait, des éloges funèbres,
L'État reconnaissant pour l'homme des "pastis" ;
Oubliant à raison ses affaires célèbres
Qu'en dernière tournée il emporta gratis.

Oui, la fin du spectacle a été un peu triste :
Ne se produisant plus qu'auprès des tribunaux,
Monsieur Charles est parti en gugusse gaulliste,
Désormais acquitté de ses ennuis pénaux.

Quelquefois condamné, plus souvent relaxé
Pour paiements illégaux autant que fonds occultes...
Le monde politique est bien décomplexé
Pour rendre les honneurs à l'homme des tumultes.

L'art du politicien, c'est nager en eau trouble ;
Pasqua le savait bien, un Ricard dans la main,
Habitué au jeu de ce langage double
Dont même Dieu ne peut le mettre en examen.

En guise de prière au parfums de l'anis,
Allez ! disons pour lui : "Amen un bon pastis !"

barre-echos-2.pngLA GARDE DES SOTS

Dernière facétie de Dame Taubira :
À quoi bon, désormais, le permis de conduire ?
Puisque notre Ministre, et sans nul embarras,
N'y voit pas un délit, ni comment ça peut nuire.

Projet audacieux, ardemment accueilli
Par tous les magouilleurs, fraudeurs, opportunistes,
Qui saluent le courage ainsi du cœur jailli
De la Chère Christiane en ses vues réformistes.

Conduire sans permis, risquer la simple amende,
Tout en banalisant la sage infraction :
Adieu l'auto-école, et que chacun l'entende,
C'est moins cher que payer une formation.

Avouons-le pour faire une telle réforme,
L'intelligence "rare" est requise, c'est clair ;
En valeur ajoutée l'impact s'avère énorme,
Madame Taubira ne manque jamais d'air.

Mais il faudrait peut-être avoir les pieds sur terre,
Se demander pourquoi on double en même temps
Le nombre de radars, si ce n'est que pour faire
Du pognon sur le dos des vrais honnêtes gens.

Je ne vous charge pas, d'autres le font pour moi,
Mais vous devriez revoir, en terme de "conduite",
La vôtre, et faire fi de ce pervers surmoi
Pour qu'au plus sérieux votre aura soit instruite.

Allez ! reposez-vous : vivement les vacances !
Que vous les méritez après tant de travail !
De fumeuses idées (et beaucoup d'apparences),
Puis vous nous reviendrez comme neuve au bercail.

barre-echos-2.pngPROMESSES DE CAMPAGNE.

Est-ce bien raisonnable un tel gain d'optimisme,
Monsieur le Président, pour garantir serein,
Que bien quoi qu'il arrive, et vous sur le terrain,
La baisse des impôts oblige à votre altruisme ?

S'agit-il d'une vraie fausse bonne nouvelle,
Sorte de trompe l'œil destiné au français,
Et promesse de plus dans vos ballons d'essais
Trop souvent dégonflés vu que grosse ficelle.

Malin, vous avez pris quelque précaution
En jugeant bon quand même aussitôt d'ajouter,
Farfelu mais prudent, force est de constater,
Que de la croissance dépendra l'option.

Ah ! que cela sent bon un début de campagne,
Et d'où sont ressortis d'éculés arguments
Pour appâter le peuple avec des mots charmants
Au mensonge d'État que le leurre accompagne.

Le déficit public sera tel l'an prochain
Que la croissance, en vain, restera toujours nulle ;
La promesse obsolète aujourd'hui ne convainc,
Rien de magique en vue, sinon le... ridicule.

 

barre-echos-2.pngMASCARADE

Qu'elle paraît bien loin cette photo d'Aylan,
Ce petit garçon mort, noyé sur une plage,
Quand nos politiciens dans leur superbe élan,
Larme et main sur le cœur lui rendirent hommage.

L'Europe, quel grand nom pour si peu d'envergure,
Cherchant à composer entre devoir moral,
Divisions, faux-semblants et la moindre mesure,
Dans un système en fait frileux, électoral.

C'est la crise aujourd'hui, il faut le reconnaître,
Aucun accord tangible, et c'est désespérant ;
Chaque État gesticule espérant apparaître
Comme un grand défenseur devant l'intolérant.

Mais voilà, dans les faits, c'est du n'importe quoi,
Quand Angela Merckel déclarait séraphique,
Que l'Allemagne offrait pour ces migrants un toit,
Puis quinze jours après, devenait plus critique...

Oui, dans l'emballement on promet bien des choses ;
Tout semble si facile à dire avec les mots ;
Les paroles données s'avèrent grandioses,
Seuls les actes, après, en ravivent les maux.

Ils auraient dû penser bien avant les promesses
Que l'ampleur migratoire irait s'accentuant,
Eviter à ces gens des espoirs de largesse
Qui, une fois sur place, est un drame puant.

Et l'Europe, aujourd'hui, semble prendre le large,
Comme au large, toujours, certains meurent en mer ;
On met des barbelés, on ferme, on se décharge
De tout ce flux de gens au ressenti amer.

Au lieu de s'attaquer aux véritables causes,
Et de lutter unis contre les trafiquants :
Passeurs, vendeurs de mort qui risquent peu de choses,
On laisse se pourrir un choix des plus choquant.

Il fallait prévoir ça, mais ce n'est l'apanage
D'une Europe manquant beaucoup d'unicité ;
C'est du chacun pour soi, bien du remue-ménage
Face au débordement, et trop de... cécité.

barre-echos-2.pngUN HOMME HONNÊTE ?

Deux grands évènements intéressent la Presse,
Troublants et ressemblants, méritant un papier ;
Qu’on ne s’y trompe pas, l’un est grand, l’autre blesse,
Le premier nous instruit, le second est guêpier.

On pourrait des journaux oser ce plaisant titre :
« De l’eau trouvée sur Mars et, dans le même temps,
Chez Guéant du liquide : il a droit au chapitre ! »
La métaphore est drôle et l’humour bien portant.

« Un mars et ça repart ! » dira l’ancien ministre ;
Je suis un homme honnête, un élu transparent,
Et si mon sérieux aux français me rend cuistre,
Tout comme Nicolas, au devoir je suis franc.

Vous l’aurez bien compris, un tel raisonnement
Ne peut que dissiper en nous le moindre doute ;
Qui pourrait bien penser que le Claude nous ment ?...
Hélas, beaucoup pourtant… même lui le redoute.


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HYSTÉRIE POLITIQUE & FAUX PROBLÈME

Morano a dit "non" à l'homme aux talonnettes
Plutôt que de céder au baiser de Judas ;
Au moins son franc-parler a des aspects honnêtes
Devant le double-jeu d'agités du mandat.

Et elle a eu raison, pour peu qu'on se souvienne...
Car cette hypocrisie choisie pour la punir,
De la part d'un monsieur dont l'ardeur citoyenne
N'a d'égal que son "moi" dont il sait se servir.

Enorgueillir son être et jouir du pouvoir,
Voilà le but qu'aucun de ses discours ne cache,
Dilatant son ego comme un aigle au perchoir,
Qui contrôle ses proies, ton amer et bravache.

Pourquoi ce tintamarre, intense et névrotique
Que l'ancien Président, sans relâche agité,
Veut exploiter au mieux d'une certaine éthique,
Lui qui, pas toujours clair, est toujours acquitté ?

La couleur de la peau ou les traits du visage
N'intéressent que peu ces débats surannés ;
Avez-vous oublié votre propre langage
Quand vos mots sur l'Afrique* ont été condamnés.

 

* En 2007, Nicolas Sarkozy avait prononcé un discours retentissant dans la capitale du Sénégal, où il avançait que "l’homme Africain n’était pas assez rentré dans l’histoire"

barre-echos-2.pngCHÈRE CROISIÈRE EN JET PRIVÉ

Au moment où l'État nous prône la rigueur
Et envisage aussi de rogner nos retraites,
Voilà que l'on apprend du Pouvoir bricoleur
Cette effarante affaire en titre des gazettes.

On n'en croit pas nos yeux, tant cela est grotesque,
Et coûte une fortune en regard du montant :
Un million cinq d'euros à l'année, c'est dantesque !
Le prix d'un Jet privé non loué à plein temps.

Tout cela fait grand bruit devant l'incohérence
Quand on sait que choisir ce mode de transport
Pour mener "cinq" migrants chaque fois en puissance,
De Calais à Toulouse, on ne voit le rapport.

D'autant plus, on le sait, que quelques jours après,
Cette chère croisière, approche négative,
Est coup d'épée dans l'eau, puisque chacun est prêt
Pour rentrer d'où il vient quand l'envie le motive.

Cette situation devient schizophrénique,
Car l'on peine à en voir quel en est l'intérêt ;
Tout est mal maîtrisé, messieurs, la République
Mérite mieux qu'avoir votre gauche à-peu-près.

barre-echos-2.pngVEILLE D'ÉLECTIONS (2)

Au-delà d’un scrutin chacun porte sa croix,
Retenue de rigueur teintée de mascarade,
Procès d’opinions, prudence de surcroît,
Puisque pour être élu on ment et on parade.
Beaucoup d’hypocrisie au milieu des deux tours,
Stratégies de couloirs et phrases assassines,
Campagnes acharnées, suspense et détours ;
Courbettes en tout sens aux mielleuses combines.

Au vote sanction vous restez suffisants,
Toujours dans le déni. Aux mauvaises surprises
Les coups bas sont permis plus ils sont méprisants ;
Le constat est amer, les rancunes comprises.
Au regard des enjeux, pour gagner des votants,
Auprès des électeurs, chaque homme politique
Se réclame du peuple en discours palpitants,
Promet la panacée sous couvert d’une éthique.

Le bon peuple sait bien que tout est racoleur
Quand la valeur des mots n’est creuse et que flatteuse,
Et que les hâbleries n’ont pour seule valeur
Qu’un masque sémantique, apparence trompeuse.
Messieurs les candidats vous n’êtes qu’histrions,
Soyez révélateurs pour être plus crédibles,
Puisque aujourd’hui de vous sans cesse nous rions,
Et de l’impéritie dont vous êtes les cibles.

Mais remplacez aussi vos vieux chefs de bataille
Revus et corrigés, destinés au Grévin ;
Donnez un sang nouveau, choisissez vos ouailles :
Des cadets vertueux… que nous cherchons en vain.

barre-echos-2.pngWANTED

On s'est fort bien gardé sur le petit écran,
De citer les exploits pas trop recommandables
D'un fiston protégé, la presse y consacrant
Juste un entrefilet, choisissant ses vocables.

Monsieur Thomas Fabius, fils du père ministre,
N'est pas du genre à être un homme très discret,
Râtant l'occasion, fidèle à son registre ;
Son papa l'aimerait voir changer de livret.

Pas de quoi franchement préserver son honneur
Quand dans les faits-divers le gentleman s'illustre,
Se voulant hobereau, doublé d'un flagorneur,
Mais n'étant qu'un escroc à l'attitude rustre.

Le rejeton est donc sous un mandat d'arrêt
Pour blanchiment d'argent, abus de confiance,
Pour faux, escroquerie et prise d'intérêt,
De gros chèques en bois... Dieu que d'expérience !

Ça tombe mal, bien sûr, veille d'élections ;
Pas un mot du papa, pas plus qu'au ministère ;
C'est bien embarrassant face aux ambitions
D'un Pouvoir qui se veut république exemplaire.

Bien qu'aux Etats-Unis Thomas soit recherché,
Parions que Laurent, ce pater respectable,
Fera taire l'affaire en ce trait bien léché :
Responsable d'accord, mais surtout pas coupable !
barre-echos-2.pngRÉTROPÉDALAGE

Surtout ne payez pas si vos impôts locaux
Sont plus chers cette année que pour l'année dernière.
On en tombe des nues, des mots si radicaux,
C'est bien du jamais vu : une grande première !

Ça cogite très fort en ces temps à Bercy ;
Un nouveau couac fiscal et rétropédalage ;
Et à qui faut-il donc dire le beau "merci"
Si ce n'est au grand chef du "pédalo-naufrage".

Oh ! que la stratégie, à un mois du scrutin,
Sent le vaste à-peu-près, la manœuvre rustaude.
Que cela fait désordre et s'avère crétin,
Tant dans le désarroi la Gauche en sort penaude.

Tous ces revirements, aux yeux de la patrie,
Donnent le triste aspect d'avoir des amateurs ;
Certes on en rirait... hélas la pitrerie
Vient d'un gouvernement d'emberlificoteurs.

barre-echos-2.png

L'ENVERS DU DÉCOR
 
Une pause café fièrement mise en scène,
Pas du tout mégotée, d'un Président comblé ;
Le voilà débarquant regard vif, mine saine,
En banlieue de Nancy dans un lieu bien ciblé.

Et Lucette Brochet reçut le Président,
Certes un peu perdue dans ce remue-ménage,
Mais face à un monsieur disert et possédant
Le charisme qu'octroie un grand cabotinage.

La brave retraitée n'a donc rien eu à faire,
Si ce n'est qu'éblouie par tant de tralala ;
En coulisse, déjà, afin de satisfaire
Au bel évènement, on y voulait l'éclat.

Il y avait les fleurs, les chaises le café
Apportés par les soins d'une Mairie en liesse,
Trop pressée de briller et d'avoir paraphé
Son soutien avéré  dans cette grande pièce.

Quel beau monde était là ! aussi quelques ministres
Dont le déplacement n'avait rien de fortuit,
Car la presse y était, plus encor d'autres cuistres,
Pour fabriquer du nombre en venant en appui.

Tout aurait dû marcher sur le plan médiatique
Et malgré un montage aussi faux que grossier,
Mais Lucette n'est pas du genre amphigourique,
Révélant après coup le débat grimacier.

Défense d'évoquer que le gouvernement
S'occupe des migrants face aux sans domicile,
Lucette ayant été informée poliment,
De répondre, c'est tout, et de façon servile.

barre-echos-2.pngVENDREDI 13

Paris martyrisé, Paris ensanglanté !
Terrible tragédie quand l'homme en sa démence,
Se réclamant d'un Dieu qu'il a seul inventé,
Dans une horreur primaire y sème sa nuisance.

Aucune religion, aucune conscience
Ne peut nourrir le culte exhortant à la mort ;
Aucun être normal, au nom d'une croyance,
Ne peut agir ainsi : Satan est leur support.

Une terrible épreuve à nouveau nous assaille ;
Les fous sont parmi nous, et pour tuer beaucoup...
Aussi le monde entier face à cette mitraille
Doit enfin s'accorder, et quel qu'en soit le coût.

Bien sûr qu'il va falloir rétablir les frontières,
Mais pas pour protéger que la COP21 ;
L'Europe peut marcher, les douanes routières
Unies, et pour donner plus de paix à chacun.

barre-echos-2.pngPRIME À LA DÉNONCIATION

Confidence de plus de vaste incompétence,
De ce gouvernement dans la difficulté ;
Désormais une prime offerte en bienveillance
Pour qui dénoncera autrui en aparté.

Eh oui ! ne pouvant plus faire face à la fraude,
Nos "chers" politiciens (qui ne s'en privent pas),
N'ont rien trouvé de mieux qu'une option faraude,
Où la délation prend l'atout de l'appât.

Qu'importe la morale au cœur de tout  État,
La déontologie n'est pas mode courante,
Et les informateurs se verront en tout cas
Fort bien rémunérés, et séance tenante.

Mais, dites-donc, messieurs, pourquoi tant de retard
Pour voter ce projet aux évasions fiscales ?
Savez-vous que chez vous déjà plus d'un loubard
A mis bien à l'abri des thunes illégales.

Mais "les yeux dans les yeux"
, hommes probes vous êtes,
Même si vous egos un peu démesurés,
Ne voient que chez autrui les actes malhonnêtes,
Pondant des lois pour vous, toujours bien inspirés.

Allez ! souffrez enfin, députés et ministres,
Du rôle et des devoirs qu'on exige de vous ;
Commencez dans vos rangs par chasser tous ces cuistres
Ringards, ternes et vains : faites-le peu ou prou !


barre-echos-2.pngMAIS VOUS EN FAITES TROP !

Français applaudissez ! La gauche politique
A enfin entendu le mécontentement ;
Pour vous remercier, le geste est héroïque,
Et Valls l'a annoncé, ambitieusement.

Dès le 1er janvier, très chers compatriotes,
Les plus pauvres pourront, parmi les beaux cadeaux,
Apprécier l'effort, puisqu'au bout des carottes,
Le Smic augmentera pour eux de... 6 euros !

Merci messieurs ! Déjà on voit le changement ;
Merci d'avoir compris la douleur populaire,
Votre bénignité, dans ce comportement,
Montre dans cette aumône un génie solidaire.

Mais n'en faites pas trop, sinon comme vous dites,
Les français requinqués dans leur pouvoir d'achat,
Et jugés trop nantis en verront les limites,
Leurs retraites revues, corrigées par le bas.

barre-echos-2.png

VIS COMICA*

Animateur, ancien chanteur, homme d’affaires,
Ce touche à tout, qu’on se le dise, est de retour.
Sacré Nanard, et ses combines légendaires,
Aux coups de gueule et aux prunelles de vautour.

Le playboy vieillissant, toujours le verbe haut,
Ne baisse pas les bras, surtout quand sa fortune,
Tend à lui échapper, va lui faire défaut,
Et qu’il se dit ruiné, n’ayant plus une thune.

Alors peut être bien qu’un come-back politique
Est le moyen rêvé pour que quelques amis,
Attendris au parcours de cet homme excentrique,
Puissent bienveillamment l’aider au compromis.

Tapie est un artiste, et son sens du spectacle
Bien théâtralisé n’a rien d’un amateur,
Une bête de scène, où même en touche il tacle,
Inénarrable autant que bon fabulateur.

Très souvent décoré il a accumulé
Et grâce à la Justice un tas de casseroles
Dans lesquelles il mijote en grand chef étoilé
Quelques ragoûts secrets et de menues bricoles.

« Ruiné de chez ruiné », il vient de l’affirmer.
Touché mas pas coulé notre Bernard l’ermite ;
Le connaissant assez, sans le sous-estimer,
Gageons que le renard est loin de la faillite.

* La force comique

barre-echos-2.pngAVIS DE RECHERCHE

Le discours politique insipide et ringard
Quel que soit le parti, flanche et s'uniformise ;
En chaque homme public se révèle un bavard
Dont la raison d'État est sujette à mainmise.

Vous faites la morale et vous la reniez ;
Cessez-donc de mentir puis mettez un peu d'ordre
Sur les fondamentaux que vous remaniez,
Et avec consensus promettez au désordre.

On est las des musées et des semblables têtes
Que vous représentez, démarcheurs du Grévin ;
Nous voulons du sang neuf et quelques gens honnêtes...
C'est beaucoup demander, car nous cherchons en vain !

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ILS FONT TOUS LEUR LIVRE

C’est un effet de mode et chacun avec zèle
Ecrit son petit livre avec ténacité,
En réglant au passage, et livrant pêle-mêle,
Quelques traits de rancœur pour la commodité.

Il y a eu Juppé, Fillon et puis Copé,
Taubira récemment, et dans l’affèterie, *
Sarkozy « Sa Grandeur » dont on en a soupé,
Qui, au mea-culpa, joue la forfanterie.

Allez ! soyons courtois, ayons quelque indulgence
Si « bling-bling » Nicolas poussé par son ego,
Dans ce terrible effort pour lui de pénitence,
Nous confie ses erreurs et y va tout de go.

Il le dit sans façon, se veut sans artifice,
Citant quelques erreurs dont il se mord les doigts ;
Ne nous y trompons pas, Nico dans l’exercice,
Surclasse tout le monde : on connaît ses exploits.

Le voilà chevalier de la contrition,
Pourfendeur convaincu de la résipiscence ; *
Mais c’est plus fort que lui, toujours l’ambition
Le taraude et le pousse à la simple apparence.

« La France pour la vie », quel beau titre factice
Pour plaider son surmoi dans l’esprit des français ;
Espérer revenir au Pouvoir, quel délice…
Mais en guise de voix : de bons coups de balais !

 

*Afféterie : Manières affectées et prétentieuses.

*Résipiscence : repentance.

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LE SALON DE L'AGRICULTURE

Mais où sont donc passées les manières d'antan ?
Insulté et hué, pas vraiment à la fête,
Hollande comparé à un vil charlatan,
Traité de noms d'oiseaux, dans un dur tête-à-tête.

Malgré une visite écourtée dans l'urgence,
Sous les nombreux sifflets de nos agriculteurs
Désespérés, trahis par tant d'indifférence,
Que va faire l' État face aux nombreux tracteurs ?

Au milieu d'une haie hostile d'éleveurs,
Adieu veaux et cochons qu'un Salon empanache
Quand les politiciens y avaient des faveurs :
On ne touche aujourd'hui plus au cul de la vache...

Fini tout ce folklore : il y a une urgence.
Promesses non tenues, salaires au rabais ;
Messieurs les magouilleurs sortez de l'indolence,
Vous devez à ces gens l'écoute et le respect.

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PAR ALLAH ! OH ! LA LA !

Par Allah ! voilà donc que c'est encor loupé !
Et pourtant elle était bien pensée cette histoire ;
Une légion d'honneur qui n'a pas échappé
Aux médias pointilleux ayant peine à le croire.

Ce devait être, en fait, du ni vu ni connu ;
Tout était calculé pour éviter les fuites,
Afin de décorer et comme convenu,
Le "bon" prince Nayef pour ses sages conduites.

L'organisation était à la hauteur,
Rien laissé au hasard pour offrir la breloque
Au noble saoudien, illustre visiteur :
Spectacle bien huilé, afin que rien ne choque.

Pas de morale, on sait, quand on parle finance,
L'Arabie Saoudite ayant fait miroiter
Un alléchant contrat : au diable l'indécence !
De plus de dix milliards... – Comment y résister ?

Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait le pèze ;
Les droits de l'homme, hélas, on les met au placard ;
On peut fermer les yeux, aussi paraître à l'aise,
Aux moyens répressifs d'un pays en retard.

Tout aurait dû passer comme lettre à la Poste ;
Tant la sournoiserie de ce gouvernement
Visait dans le discret, chacun bien dans son poste,
Pour en dissimuler un tel rabaissement.

Mais c'était sans compter sur l'Agence de presse
Du Royaume lui-même et dont l'évènement
Ne pouvait demeurer, devant tant de largesse,
Ignoré du public et clandestinement.

Oh ! ces petits ratés n'affectent pas Hollande
Qui n'en est plus, bien sûr, à quelques coups d'essai ;
Et même si cela dessert sa propagande,
Il passe allègrement du charmeur au basset.


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DÉCHÉANCE DE NATIONALITÉ OU D'UN PRÉSIDENT ?

Pas moins de quatre mois de frétillants débats,
De fades désaccords, d'insipides querelles,
Et au final un "flop" terminant les combats,
Qui clôt dans le chaos l'impéritie des brèles.

Exit la réforme constitutionnelle,
La déchéance de nationalité,
Qui aura agité la classe maternelle
De nos tristes élus sans crédibilité.

Mais cette déchéance est celle de Hollande
Qui a dû enterrer son beau projet mort-né,
Et solennellement au discours faire amende
Honorable aux français, le maintien prosterné.

Si c'était du Devos ou du Laurent Gerra,
On sauterait de rire à cette pasquinade,
Mais quand Cambadélis, face à la caméra,
Implore son pardon : Dieu quelle rigolade

Et quel piteux spectacle aux yeux des citoyens !
Tant de dérision : la déroute est totale.
Que penser de ces gens qui, par tous les moyens,
Se renvoient leurs échecs quand l'inertie s'installe ?

Épreuves sur revers, incrédibilité :
Assemblée et Sénat votant en sens inverse,
Et, au final on voit combien l'autorité
D'un Président déchu subit la controverse.

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LES PRÉDATEURS

 

À un an maintenant des présidentielles,

Ils ont tous pour dessein de "changer le pays" ;

Ils débitent sans fin leurs vues substantielles

Dans un grand verbiage et regards ébahis.

 

Candidats déclarés ou encore en attente,

Se donnant un maintien bien trop grandiloquent,

On les voit s'afficher dans une récurrente

Panoplie de serments, bien remplie de clinquant.

 

Dans le creux apprêté d'un vieil académisme,

Où la fausse promesse a cessé d'émouvoir,

On connaît que trop bien leur infect égotisme

Pour ne croire aucun d'eux : trop imbus de pouvoir.

 

Il n'y en a pas un qui peut relever l'autre,

Et venant de tout bord, leur seule ambition

Est l'opportunité : au fric chacun s'y vautre,

Magouillant impuni, vieille tradition.

 

Comment pouvez-vous donc encor vous présenter,

Osant prétendre au peuple une "image morale",

Quand votre impéritie ne peut que mériter

Le dédain des Français, l'hostilité totale ?

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MARSEILLE, vu par Netflix

On promettait un beau, un immense succès
À cette série B qu'on flairait comme culte,
Mais à Marseille on fait trop souvent dans l'excès,
Beaucoup de bruit pour rien : un désolant tumulte.

"Marseille" de Netflix : autopsie d'un ratage
Accouchant au final d'un vulgaire mélo,
Ringard et démodé, un film de bas étage
Où même l'argument sent le méli-mélo.

Et pourtant tapis rouge et gotha de la Presse,
Le tout en grande pompe au palais du Pharo,
Face à l'évènement (ou leurre de l'ivresse),
Pour masquer un gros flop autour de l'apéro.

Ce joli monde : acteurs, reporters scénariste,
S'est bien congratulé au décor survolté
D'un Sofitel Vieux-Port bien trop paternaliste,
Mais dont chaque invité respirait la fierté.

Le clou de la soirée – et devrait-on en rire –,
Fut bien lorsque monsieur Didier Parakian,
Un adjoint de Gaudin, dans un joyeux délire,
Vint prendre le micro et d'un bagou pimpant,

Annoncer, solennel, dans un ton de baroud :
- "On n'a plus rien à envier à Hollywood !".

Je me contenterai, pour la petite histoire,
D'apporter une touche aimable de glamour :
Marseille on sait vaut mieux que le prix d'un pourboire
Quant à ses vrais valeurs, qu'un film fade et balourd.


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BREXIT

Ils étaient confiants, il y croyaient encor,
Mais ce 23 juin vient de leur donner tort ;
C'est un large revers pour la Grande Bretagne,
Pour David Cameron et l'Europe qui stagne...
Cette Europe a manqué d'anticipation
Et trop de torpeur dans son institution.
La leçon à tirer, maintenant dans l'urgence,
Est que l'on doit bâtir avec intelligence
Un acte ambitieux avec les citoyens :
Non avec la finance et ses pervers moyens.

Car oui c'est un haro sur le technocratique
D'une Europe annexée et trop emblématique,
Dirigée par des gens hélas trop libéraux,
N'ayant pas vu venir les bris collatéraux.
Bruxelles doit entendre enfin la voix du peuple,
Pour ne se condamner, et qu'elle se dépeuple ;
Bien moins bureaucratique et prête à réformer,
En écoutant les gens et plus les enfumer.

Oui, nous voulons messieurs d'une crédible Europe,
Pas celle des banquiers qui reste trop myope
Aux aspirations des braves citoyens ;
Ecoutez-les enfin, donnez-vous les moyens !
Le brexit douloureux met l'Europe à l'épreuve,
Il faut la rebâtir, ceci en est la preuve :
Plus de démocratie, plus d'espoir collectif ;
Moins de décisions dans l'approximatif,
Et surtout mettre en place un vrai fédéralisme
Face à un désaveu au fâcheux archaïsme
D'eurocrates enfermés dans une austérité
Dépassée, obsolète, et sans identité.


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LE COIFFEUR DU PRÉSIDENT

Poème humoristico-satirique.

Des coupes du budget aux coupes de cheveux
Ça ne tient qu'à un poil, dira François Hollande.
Et l'heureux figaro doit rêver que ses vœux
De couper quelques tifs au président dépendent

De sa grande largesse et continuent longtemps.
Presque 10.000 euros pour brosser quatre mèches
Qui se courent après n'est pas exorbitant,
Vu que le personnage aux idées toujours fraiches,

D'un secret capillaire y veille au cheveu près.
Coiffer, teindre et laver trois poils sur le caillou
Et se palper autant dans ses notes de frais :
Voilà un joli job, quelque peu canaillou.

Mais que ne ferait pas un président normal ?
Il mérite, voyons, un esthète du peigne
Pour son petit brushing quotidien, matinal :
Rien n'est trop beau, trop cher, quand on sait que ça baigne !


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LA RENTRÉE LITTÉRAIRE

Poème humoristico-satirique

Ah ! vraiment c'est le top en rentrée littéraire,
Au rayon politique Hollande et Sarkozy
Mettent tous deux le feu, en vue de la primaire,
Rêvant d'un peu d'aura dans leur discours choisi.

S'il y avait un prix créé par l'Élysée,
Sans doute que Sarko serait grand favori :
Sa "France pour la vie" est hélas bien usée,
Chaque mot y fleurant un parler bien tari.

Mais l'homme est un battant, vraie bête de campagne :
Un grand chef étoilé, sérieux, réfléchi,
Et qui sait "mijoter" à son mât de cocagne
La recette miracle, un regard affranchi.

Sans doute pense-t-il à l'immortalité
Pourquoi pas obtenir au Panthéon sa niche ;
Il est déterminé, et la célébrité
Gonfle tout son ego lui faisant dire : chiche !

Hollande n'est pas mal aussi pour la "cuisine" :
Soupe électorale, casseroles en moins ;
Mais Flanby, on le sait, hélas emmagasine
Les échecs du chômage, y survit néanmoins,

Grand chantre incontesté des bourdes politiques
Valant à son parti tant de déchirements.
François et Nicolas : vedettes narcotiques ?
Mazette ! à tous les deux beaucoup d'atermoiements.


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LA SAGESSE OU L'ARGENT

Bien minables, messieurs, votre indigne attitude
Concernant la venue du Dalaï Lama ;
Aucun contact prévu, déplorable habitude,
Quand sourcilleux, Pékin, vous dicte son schéma.

Ne pas froisser "l'ami" qui nie les droits de l'Homme,
Mais dont la politique, au profil complaisant,
Préfère les contrats bien juteux qui en somme,
Même s'ils puent de loin ont l'aspect séduisant.

Pas d'honneurs officiels au Nobel de la Paix,
Pas un seul dirigeant pour accueillir ce Sage :
La trouille est collective et invite au rabais
Car la diplomatie, toujours prise en otage,

Au chantage des forts leur a fait les yeux doux.
L'autorité fait loi, on reste imperturbable ;
Le chef des Tibétains, hélas, n'a pas l'atout
De dirigeants souillés... à l'intérêt fiable.

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QUI PEUT VOUS CROIRE ?

(Sur les chiffres du chômage d'août 2016)

"Résultats décevants, mais la tendance est bonne !"
Ah ! quel fameux slogan l'État vient de trouver ;
C'est à se demander si la phrase bouffonne
N'a en débilité ceux qui vont s'en gaver.

Mais sont-ils donc bouchés nos hommes politiques
En plus d'hypocrisie, aux chiffres accablants ?
Ou abusent-ils trop de ces neuroleptiques
Qui les égarent tous aux fréquents faux-semblants ?

Voilà que maintenant, pour minorer la donne,
Quand le chômage flambe et devient suffocant,
Ils trouvent rien de mieux, en leur triste personne,
Qu'imputer leur échec, le langage clinquant,

Aux attentats de Nice, au moral des ménages.
C'est un peu court, messieurs, c'est du préfabriqué ;
Arrêtez de nous croire aussi sots : vos messages
Sont tout aussi ringards que vos discours tronqués.


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LE DRAME DE VIRY-CHÂTILLON

Oh ! monsieur le ministre avec quelle faiblesse
Vos propos sont blessants pour tous nos policiers ;
Parler de "sauvageons" est une maladresse,
Un déni affligeant et des mots outranciers.

Vous provoquez une ire à hauteur de la bourde
Que vous avez commise, et face à cette ampleur
D'une agressivité qui s'avère bien lourde,
Vous condamnez, c'est tout, une main sur le cœur.

Ce sont des meurtriers et non des turbulents,
Dont il ne faudrait pas minimiser leurs actes ;
Avec de tels discours, franchement désolants,
Vous faites fausse route, images inexactes.

Mais le gouvernement aura-t-il la carrure
Une fois ces voyous arrêtés, s'ils le sont,
De plus de fermeté en prenant la mesure
De punir durement, évitant nos soupçons.

Non, vous n'ignoriez pas les trafics et les casses
De ces jeunes vauriens à Viry-Châtillon,
Et vous vous déplacez, toujours inefficaces,
Dans les commissariats : faire figuration.

Donnez de vrais moyens aux gens de la Police
Pour qu'ils ne soient plus deux face aux tueurs armés,
Car votre politique est bien révélatrice
Que même vos "discours", hélas, sont périmés.


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POISSON D'AVRIL !

La politique est l’art de noyer le poisson
Tant il y a souvent une anguille sous roche ;
Ce sont tous des requins dont la seule moisson
Les yeux de merlan frit, s’en mettent plein la poche.

Et tous ces gros poissons, muets comme une carpe
Concernant leurs profits – mais frais comme un gardon,
Sont un menu fretin qui bien souvent s’écharpe
En mettant le turbot, même au propos bidon.

Ils sont habitués à nager en eaux troubles
Bien que pour quelques uns, et en queue de poisson,
Cela leur soit fatal, pour gagner quelques roubles
Dans un bien mal acquis, quand plane le soupçon.

D’un panier de crabes que pourrait-on tirer ?
Et nos illusions définitivement dé…truites,
Car la gauche caviar a cessé d’inspirer :
Maquereaux de l’Etat, promesses non traduites.

Dans les meetings, entre eux, bien souvent ils s'engueulent
Comme des poissonniers : c’est faux-cul, puéril ;
Nous gobons comme une huître, et c’est bien ce qu’ils veulent
Pour eux beaucoup de droits, pour nous poisson d’avril !

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CIRCULEZ !

À Marseille il se grille au moins tant de feux rouges
Que nombre de merguez et de chipolatas ;
Qu'importe les couleurs : vertes, oranges, rouges :
On "glisse" allègrement et sans aucun tracas.

À l'heure de Rio où les Jeux Olympiques
Débordent de records et de médailles d'or,
Nos conducteurs, ici, les plus acrobatiques,
Obtiendraient un podium dans ce genre de sport.

La ville est réputée pour son indiscipline,
Et lorsqu'une voiture – emportée par l'élan –
Se fait un feu trop "mûr" alors chacun fait mine
De ne pas l'avoir vu, regard sur son volant.

Eh oui ! c'est comme ça quotidiennement,
Leaders du feu grillé : vieille tradition.
Traverser une rue est un sport performant :
Le vert, l'orange ou rouge en... décoration.

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LES YEUX DANS LES YEUX

Et les yeux dans les yeux, et piégé à son jeu,
Jérôme Cahuzac recueille trois ans ferme.
La déchéance est là, ancien ministre hors-jeu,
Enfin justice est faite et menée à son terme.

Pas seulement menteur, fraudeur et sans honneur,
Au Budget il avait, ce monsieur, le beau rôle,
Le regard assuré et le verbe charmeur,
Chargé d'un maroquin sous son entier contrôle.

Mais le héros déchu, tenace et obstiné,
Voulant éradiquer l'évasion fiscale,
Bien placé qu'il était en avait contourné
La déontologie, qu'importe la morale.

En politique, on sait, c'est du mauvais Shakespeare ;
Un séisme de plus, un séisme de moins,
On est habitué : on ment comme on respire ;
Avec de bons soutiens, on s'en sort, néanmoins.

Et quoique un peu sonné au moment du verdict,
Non pas par son éthique ou bien par repentance,
Cahuzac fait appel contre le diagnostic,
Espérant au recours jouir d'une accointance.

Ce procès, en tout cas, un de plus dans la liste
Des scandales d'État est l'attestation
Que corrompu mais fier, on demeure optimiste,
Quel que soit le parti : vieille tradition.

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PARODIE DE JUSTICE

Déjà que les français ont piètre opinion
Sur la moralité de la vie politique,
Christine Lagarde tourne en dérision
La Justice achetée : honte à la République !

Nous connaissions déjà la tirade, en son temps,
« Responsables d’accord, mais surtout pas coupables ».
A l’époque cela était bien révoltant,
Les coupables d’alors étaient inattaquables…

Depuis, rien n’a changé : Pleins droits pour les faquins,
Tandis qu’aux vertueux on jette l’anathème
Suivi des sanctions pour des faits anodins,
Quand bien les vrais fautifs n’ont jamais de problème.

Plus que l’impunité, c’est l’illégalité
Qu’aux raisons du plus fort le pouvoir valorise ;
Reconnue punissable, en contre-vérité,
L’ex-ministre est blanchie, dignité reconquise.

Juges, législateurs et hommes politiques
Qui rejoignez les rangs de tous les corrompus,
N’attendez rien de nous, vous êtes des comiques :
On ne fait pas crédit aux sombres résidus !


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LES "CHERS" VŒUX DE NOS ÉLUS

Palabres, bonne chère et puis l’addition…
On l'aime Marianne ! huppée, si généreuse
En ce début d’année, belle tradition,
Quand les vœux des élus sont démarche onéreuse.

Toutes ces sauteries des hommes politiques,
À grands frais de champagne ainsi que petits fours,
Charment leurs invités dans des flous narcotiques
Pour mieux les conquérir à l’aura des discours.

Ceux-là boivent aux mots d’altruistes parasites,
En se rassasiant d’engagements mielleux ;
Ils sont, bien malgré eux, la meute d’hypocrites
Qui profitent et ne sont jamais trop scrupuleux.

On n’ose envisager, en ce début d’année,
Les sommes englouties des maires de secteur
Présentant leurs souhaits, parole bien menée :
420 000 euros au compte débiteur !

Ceci, bien entendu, rien qu’en région Paca.
Qu’importe si la crise ou bien l’état d’urgence
Voudraient qu’en la décence on soit plus délicat,
L’argent pour ces gens-là, justifie la dépense.

La seule certitude, acquise sans contexte,
Est que ces « pique-assiette » imbus d’ambition,
Nous laissent une ardoise au perfide prétexte
Que le contribuable aura l’addition.

 
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UNE OBSCURE CLARTÉ

Tous ces incompétents qui travaillent pour eux
Affaiblissent la France et font tache au pays ;
Leurs trafics indécents de plus en plus coûteux,
Plombent leur personnage aux électeurs trahis.

Si la Gauche dévisse et ne sent plus la rose,
La Droite, en chute libre, en offre tout autant ;
Chez Fillon l'avenir, soudain, paraît morose,
Sa probité candide essuie le mal du temps.

Oh ! quel joyeux bordel dans les rangs politiques,
On s'agite, on panique et on crie au complot.
De rétropédalage en discours chaotiques,
Comment pour son champion éviter le haro ?

On dénonce l'effet d'une boule puante
Au camp républicain, face à cet ouragan,
Mais il est avéré que l'odeur incessante
Ne gêne guère plus qu'un parfum d'origan.

Qu'Est-ce qui pue le plus ? Est-ce l'ébruitement
Ou les faits rapportés qui, s'ils sont véritables,
Deviendraient vomitifs inopportunément,
Confortant le rejet de gens bien contestables.

Pénélope aurait dû consulter sa voyante
Qui d'un jeu de tarot, moyennant petit prix,
Lui aurait dévoilé d'une voix envoûtante :
Confiture pour vous, mais pour votre mari,
C'est la déconfiture... et il est sur la pente.

 
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TROU D'AIR

Pastiche satirique inspiré du poème "L’Automne"
De LAMARTINE

Salut homme traqué par la magistrature,
Visage évanescent du plouc politicard ;
Salut fraudeur balourd, fait deuil de l’imposture,
Convient du déshonneur, prépare ton départ.

Tu suis, lâché de tous, ton sentier solitaire,
Rêvant de t’accrocher dans une ultime foi,
Visage pâlissant et voulant faire taire
Ceux qui ne voient en toi plus qu’un grand désarroi.

Oui, en ces tristes jours, rien ne peut être pire,
Tes regards dépités, aux scandales distraits,
C’est l’adieu des espoirs, s’effondre ton empire,
Et les lèvres pincées, tu en payes les frais.

Ainsi, vers la sortie où chacun te convie,
Insistant obstiné, un culot inouï,
Tu persistes imbu d’espérance et d’envie,
Tandis que ton crédit s’est bien évanoui.

Les rêves de pouvoir étaient dans ta nature,
Les affaires, hélas, les mettent au tombeau ;
Tout est empuanti et l’ambiance est dure
Aux regards d’un mourant dont s’éteint le flambeau.

A quoi bon maintenant sortir l’artillerie,
Parade désuète au peu de potentiel,
Quand la source aujourd’hui s’avère bien tarie,
Et qu’il ne reste rien… même venu du ciel.

Perdu bel avenir, que reste-t-il encore ?
Un retour d’opinion, quand l’espoir est perdu ?
Peut-être quelques uns que l’attente édulcore,
Suivistes et flatteurs, croient en l’inattendu.

Le verdit sans appel appartient seul au peuple,
A dit monsieur Fillon… mais il n’est pas un Dieu ;
Et tout autour de lui le secours se dépeuple :
Quel bien triste spectacle, avant-goût d’un adieu.


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NE NOUS Y "FILLON" PAS !

Poème satirique

Mais quelle idée, monsieur Fillon, pour vos costumes ?
Quand à deux minutes de votre beau manoir,
Et à Sablé-sur-Sarthe, avec de forts volumes,
La "Halle aux vêtements" a un grand réservoir.

Vous y auriez trouvé d'excellentes promos,
Évitant de surcroît une probable veste
Lors des élections, et loin des quiproquos
Taillant à votre endroit une image immodeste.

Plutôt que rhabillé à présent pour pas cher,
Vous auriez évité la risée sur mesure ;
Pensez qu'un pantalon, et un joli blazer
À soixante-huit euros, donne aussi la carrure.

Pour ce prix vous auriez bien pu vous faire offrir
Deux ensembles corrects aux magasins "Le Halle",
Sans dépasser, de loin, le total pour franchir
Les cent cinquante euros, la somme maximale,

Décrétée pour tenir l'Assemblée au courant.
Mais voilà quel gâchis : quarante huit mille euros
Qu'un clément "donateur", de surcroît déférant,
Vous remet en cadeau dans cet imbroglio.

Vous ne paraissez pas gêné aux entournures,
Ni jamais dépassé par les évènements ;
Et pourtant vous avez pas mal de procédures
Dont vous barrez d'un trait chacun des arguments.

En dépit des dossiers qui pourtant vous habillent,
Et avec un aplomb digne d'un tragédien,
Faisant fi des ennuis quand vos voix s'éparpillent,
Vous vous croyez, monsieur, vaillant politicien.

Vous l'apprendrez bientôt, ainsi à vos dépends...
Où est la probité, que devient l'amour-propre ?
Le peuple vous dira dans quelques jours : va-t'en !
Il ne supporte plus l'empire du malpropre.

 
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LES BESOGNEUX
 
Poème satirique

Macron, Fillon, Hamon, Mélanchon et Marine :
Un plateau défraîchi de candidats zélés
Qui se voient tous vainqueurs, tant aucun ne lésine
Pour atteindre son but, les discours bien huilés.

De rumeurs en coups bas, cette horrible campagne
Où l’on ne parle plus que de corruption,
Sent le nauséabond et tout ce qu’accompagne
Des desseins personnels, sans inspiration.

Madame et Messieurs, souffrez où le bât blesse
Que vos agissements nous paraissent douteux ;
Comment dans un climat que le niveau abaisse,
Pouvez-vous escompter autre que désaveux.

Campagne confisquée par toutes ces affaires,
La moralisation pour les prochains scrutins,
Gravement écornée par vos vices grégaires
Vous fait discréditer, on dit : tous des crétins !

Il n’y a plus d’honneur dans vos débats pervers,
Vous qui nous promettez l’existence meilleure ;
En piètres candidats plus près des « faits-divers »,
Le peuple vous rejette, et vous n’êtes qu’un leurre.

Dans la marche forcée du désordre aux scandales,
Votre seul objectif est vous vilipender,
Vous accusant l’un l’autre aux horribles cabales
Dont chacun, sa fierté, sans répit veut plaider.

Mais dans ce ras-le-bol bien généralisé,
Le peuple jugera car il n’est pas godiche ;
Et dans l’abstention, même désabusé,
Il discréditera votre nom sur l’affiche.

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MON CANDIDAT FICTIF

Ou NE PAS RESTER SANS VOIX...

Je me suis inventé un candidat fictif…
Où est donc l’intérêt, allez-vous me répondre,
De voter utopique et dans le subjectif ?
C’est bien le seul moyen de ne pas me morfondre

Quel que soit son programme, et d’en être déçu.
Je vais donner ma voix à l’homme imaginaire
Ni douteux, ni tricheur, ni monsieur déjà vu.
Fini le casse-tête ou le choix arbitraire,

Fini d’être berné d’insipides discours :
Des électeurs cachés, des coups bas, des promesses,
Des revenus fictifs, des affaires en cours,
D’avenir du futur dans toutes les bassesses

Qui pèsent sur des gens à l'honneur dépourvu.
Messieurs, vous ne valez que le poids de la honte,
Dont certains d’entre vous, au passé incongru,
Font fi dans leur campagne et, aux laissés pour compte,

Promettent mille plans qui ne verront le jour.
J’en ai assez du flou et de vos casseroles,
De vos chiffres tronqués qui gravitent autour
De l’amour de la France : hypocrites paroles !

Oui, j’ai un candidat : mon bulletin de vote,
Et il sera tout blanc, ce que vous n’êtes pas,
Doués uniquement pour l’opaque parlotte :
Au moins je serai sûr de ne faire un faux pas.


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LA PLOUTOCRATIE ET LES URNES

François Hollande adoube Emmanuel Macron,
En cocu satisfait et heureux de lui-même,
Il l’a dit, répété, la ride sur le front,
"Évitons au pays un désastre suprême".

- Le désastre c’est vous, monsieur le Président,
Car les français lassés par votre politique,
N’oublient pas vos échecs, eux traités de sans-dent,
Quand votre quinquennat a été chaotique.

Vous êtes responsable, et si nous connaissons
Un climat devenu franchement délétère
Depuis des décennies, ne tirant les leçons :
Gauche et droite, barons, vous créez le méfaire.

On ne veut plus de vous, de vos mêmes trombines,
Des abus de pouvoir, de la corruption ;
Les citoyens lassés de vos tristes combines,
Recherchent un ailleurs : d’où votre éviction.

Ne vous étonnez pas que montent les extrêmes,
Car vous avez tout fait pour les encourager ;
Vous n’êtes près du peuple au sein de vos systèmes
Que pour vos intérêts et vous avantager.

Et voilà Sarkozy qui appelle à voter
Lui aussi pour Macron, en tirant les ficelles ;
Il ne cesse jamais un cas où s’agiter
Quand son chouchou Baroin cherche des passerelles.

Ils se réclament tous du "front républicain",
Du candidat placé, fabriqué sur mesure,
Que la finance aidant, et Bruxelles, faquin,
Ont placé comme leurre en leur plan de figure.

On donne maintenant des consignes de vote,
Imposant aux français leur mode de penser ;
Nous sommes assez grands, voyez-vous, pour qu’on note
Que ces "changeants" élus veulent nous caresser.

Arrêtez de gémir, votre ploutocratie
N’attire plus les gens, vous êtes méprisants ;
Le peuple aspire à mieux, et notre antipathie
Dans l’urne aura sans cesse un nombre d’opposants.

 
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UN MAUVAIS COUP DANS LES PARTIS !
 
(2ème tour des législatives : 18 juin 2017)

Face au raz-de-marée macroniste annoncé,
Le PS craint "la pelle du 18 juin",
Date à double tranchant d'un parti rapiécé,
Déprimé, tiraillé, complètement disjoint.

On veut encore y croire et forger quelque espoir,
Le dérisoire aidant, nonobstant la déroute,
Certains persuadés, malgré le tableau noir,
Que même moribond il tient toujours la route...

Si au PS on naît tenant en main la rose,
Il faut le constater, on finit dans les choux ;
La droite ne vaut mieux, elle se décompose,
Mise en difficulté à cause de voyous.

Allez Français : "En marche !" et si, déboussolés,
Vos attentes déçues n'auront pas d'avenir,
Vous apprendrez bientôt les rigueurs dévoilées
N'ayant anticipé sur le coût à venir...
 
Oui, en marche les gens ! gare au parti unique
D'une majorité sans opposition :
C'est l'échec assuré, le mauvais choix tactique,
Car, sans contrepartie : pas de solution.
 
Un tel comportement serait paradoxal
Quand huit français sur dix en craignent la tournure ;
Alors réveillez-vous indécis, c'est vital,
Tout reste encor possible avant qu'on vous emmure !
 
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Date de dernière mise à jour : 2017-06-17 11:54:28

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